|
Mon pèlerinage

Une
bonne marche, ça fait toujours du bien. Mais quand on
marche pendant plusieurs jours, et même des semaines,
sur un chemin fréquenté par des millions de personnes
depuis près de 1000 ans, c'est une expérience quasi
mystique, un voyage au fond de soi.
C'est ce voyage que j'ai
entrepris en 2001, lorsque j'ai amorcé mon pèlerinage
vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur ce chemin, on
rencontre des pèlerins de toutes nationalités, de tous
âges, de toutes croyances ou non-croyances religieuses,
et on fait aussi une rencontre inhabituelle : soi-même.
Pas le choix, quand tu marches pendant des semaines!
Bien sûr, on parle avec
d'autres pèlerins, mais au bout du compte, on est quand
même seul. En même temps, on se sent « accompagné » par
ce que j'appelle « l'âme » du chemin. Peu importe vos
croyances, si un jour vous faites le chemin ou une
partie de celui-ci, vous comprendrez ce que je veux dire
: le sentiment que des centaines de milliers de pèlerins
avant nous, depuis le Moyen Âge, y ont laissé quelque
chose, et qu'aujourd'hui encore, chaque nouveau pas
modifie le chemin; que chaque marcheur y laisse sa
trace. C'est ça que j'appelle « l'âme » du chemin.
Il existe quatre chemins,
qui partent tous de France, mais qui se rejoignent pour
n'en former qu'un seul, conduisant à Compostelle en
Espagne. Le parcours total prend, selon le chemin
emprunté, entre 60 et 70 jours de marche. Pour cette
raison, plusieurs font la marche en plusieurs étapes;
c'est ce que j'ai fait.
Le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle est un
accomplissement tant physique que spirituel, dont la
valeur n'est pas nécessairement rattachée aux croyances
religieuses que l'on a, mais plutôt à «l'incursion
intérieure» que l'on fait, qui n'a besoin d'aucune
religion ou croyance pour se réaliser.
Galerie photos
Cliquez ici pour voir le calendrier des conférence publique
« Sur le chemin de Compostelle » |